Google Earth, un programme qui permet de visiter la Terre entière (ou presque), et depuis peu les étoiles, présente dans sa récente version 4.2 une astuce cachée, (qui ne le restera sans doute pas très longtemps), un simulateur de vol, accessible via une séquence de touches non documentée.

A l’instar de certains jeux vidéo, où des code de tricheurs (« cheat codes ») permettent diverses actions cachées, des commandes cachées de MSN, ou encore d’une version ‘historique de la ROM du Macintosh dont partie contenait l’image des visages de ses concepteurs, Google semble vouloir s’amuser un peu avec nous.

Une vraie fausse option

On savait que cette entreprise tenait à cultiver l’aspect particulier de son image et de son mode de fonctionnement. Cela aurait donc donné un « nous sommes cool, nos ingénieurs ont fait un simulateur de vol pour s’amuser, oups, il l’ont laissé dans le programme ». Mon oeil, oui. Tout est calculé. On ne fait pas un simulateur de vol en un week end entre « nerds ».

En particulier, une fois cette option cachée activée (CTRL + ALT + A, ou CTRL + WINDOWS + A sous Windows, ou bien encore Pomme-Option-A sur Macintosh), le menu « Entrer dans le simulateur de vol… » reste actif en permanence, même après avoir relancé l’application. Tout est donc prévu pour que l’accès au simulateur soit présent, sauf… sa première activation. Alors quoi ? Google veut simplement faire parler d’eux ? Une fois de plus, je ne le pense pas, ils n’en ont pas besoin. La nouvelle est assez peu répandue pour le moment (10 articles en version anglaise), et n’a été distillée que sur des sites plutôt orientés « techniques ». De fait, même si vous passez des heures sur Google Earth, vous pourrez constater que cette option ne va pas changer la face du monde!

Un manque de relief?

Mon avis justement est que Google a probablement hésité à présenter de façon importante son option; il faut reconnaître que ce simulateur n’est tout de même qu’un gadget assez imparfait, qui laissera de marbre les vrais amateurs. Et malgré les centaines d’heures ingénieur qu’il représente, vous y « jouerez » à mon avis assez peu. Hormis les difficultés de pilotage des deux avions fournis en standard (un SR22 et un F16), inhérentes à ce type de programme (je me suis crashé plus d’une fois, comme d’habitude), ce simulateur fait ressortir un problème majeur de Google Earth qui est le triste manque de relief des paysages. Pour ceux qui ont un peu pratiqué un « vrai » simulateur de vol, vous aurez ici juste l’impression de survoler une Terre rasée par un apocalypse nucléaire. Il est vraiment conseillé de survoler des montagnes significatives pour ressentir la sensation de relief. Est-ce vraiment un hasard, si par défaut, l’aéroport de départ est au pied de l’Himalaya ? Les Alpes ou les Pyrénées fournissent aussi des décors intéressants, mais les villes sont très décevantes.

Ceci étant, il me semble que la réclamation majeure des amateurs de simulateur de vols réside dans de des « vrais » décors, dans des proportions gigantesques. Ce que n’étaient pas capables de fournir les réalisateurs de ces jeux. Là, vous êtes servis : vous pourrez survoler la Terre entière, et cela, malgré la frustration que l’on peut ressentir du manque de détail vertical, reste bluffant.


Un survol du grand canyon (avant mon crash)


Un passage au raz du Pic St Loup (on a les montagnes qu’on peut), une seconde avant mon crash

En conclusion : on pouvait déjà survoler plus ou moins la terre avec le système de « curseurs » et avec la souris, dans l’ancienne version, cette vraie/fausse fonction cachée amène donc une façon un peu plus ludique de le faire!

Pour l’essayer, mettez simplement à jour depuis votre version actuelle de Google Earth ou bien téléchargez le programme : http://earth.google.fr/download-earth.html

Catégories : Astuces

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